Gouvernance territoriale, paix et réintégration socio-économique
THIMO : des travaux à haute intensité de main d'œuvre pour stabiliser l'Est de la RDC (Projet STEP)
En 2024, ADPDH a été partenaire facilitateur des Travaux à Haute Intensité de Main d'Œuvre du Projet STEP, financé par la Banque mondiale et piloté par le Ministère des Finances. À Kamituga, Bukavu et Uvira, ces chantiers ont offert un revenu et une place dans la communauté aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables.

- Lieu d’intervention
- Kamituga (territoire de Mwenga) ; Bukavu, commune de Bagira, quartiers Mulambula et Kanoshi ; Uvira, quartiers Mulongwe et Kasenga ; province du Sud-Kivu, RDC
- Période
- 2024
Un partenariat au service de la stabilisation de l'Est de la RDC
En 2024, ADPDH a été partenaire facilitateur des Travaux à Haute Intensité de Main-d'Œuvre (THIMO) du Projet pour la Stabilisation de l'Est de la RDC pour la Paix (STEP). Financé par la Banque mondiale, ce projet est placé sous la tutelle du ministère des Finances et mis en œuvre par le Fonds social de la RDC.
Le Projet STEP vise à renforcer la résilience des communautés touchées par les conflits et les déplacements de population. Il intervient au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri, au Kasaï-Central et au Nord-Ubangi, auprès des personnes déplacées, des communautés qui les accueillent, des jeunes à risque et des femmes.
Le principe des THIMO
Les THIMO sont des chantiers d'utilité publique réalisés avec une main-d'œuvre locale rémunérée. Ils poursuivent trois objectifs à la fois :
- offrir un revenu immédiat aux ménages les plus vulnérables ;
- réhabiliter des infrastructures utiles au quartier, choisies avec la communauté ;
- renforcer la cohésion sociale en faisant travailler ensemble des habitants d'horizons différents.
Ils s'inscrivent dans la composante du projet consacrée à la création d'emplois et aux transferts monétaires, en complément des investissements dans les infrastructures socio-économiques.
Bien plus qu'un emploi temporaire
Le modèle THIMO du Projet STEP associe le travail rémunéré à un accompagnement destiné à préparer l'après-chantier. Les bénéficiaires suivent des formations sur :
- les compétences de vie et l'éducation familiale, y compris la prévention des violences basées sur le genre ;
- la santé, l'hygiène et la nutrition ;
- l'éducation financière, l'épargne et la gestion du budget du ménage ;
- le démarrage d'une activité économique, avec l'élaboration d'un plan d'investissement.
Ainsi, une partie du revenu gagné sur le chantier peut devenir le capital de départ d'une petite activité génératrice de revenus.
Nos sites d'intervention
- Kamituga, territoire de Mwenga : une cité minière où de nombreux jeunes et femmes dépendent d'activités précaires.
- Bukavu, commune de Bagira, quartiers Mulambula et Kanoshi : des quartiers populaires en forte croissance, aux infrastructures fragiles.
- Uvira, quartiers Mulongwe et Kasenga : des quartiers exposés aux crues de la rivière Mulongwe, où l'entretien des voies et des ouvrages est essentiel.
Qui en a bénéficié
Les chantiers ont donné la priorité aux femmes, aux jeunes filles et aux personnes en situation de vulnérabilité. Pour faciliter la participation des femmes, le dispositif prévoit des conditions de travail adaptées et un environnement sûr. Pour beaucoup, ce travail rémunéré a été un premier pas vers l'autonomie et une occasion de retrouver leur place dans la communauté.
Le rôle d'ADPDH
En tant que partenaire facilitateur, ADPDH a fait le lien entre le projet et les communautés :
- information et mobilisation des habitants ;
- appui à l'identification des bénéficiaires selon les critères de vulnérabilité ;
- accompagnement des travailleurs et suivi du bon déroulement des chantiers ;
- appui aux formations et à la préparation des projets économiques des bénéficiaires.
Ce que cette expérience démontre
Ce partenariat témoigne de la capacité d'ADPDH à intervenir dans un cadre institutionnel exigeant, aux côtés d'un ministère et sous les standards de suivi de la Banque mondiale, tout en restant proche des communautés. Il prolonge notre engagement pour la paix, la protection des plus vulnérables et l'autonomisation économique des femmes et des jeunes.
Pour aller plus loin
Le Projet STEP a depuis été restructuré sous le nom de Projet de Stabilisation et de Relèvement de l'Est de la RDC (STAR). ADPDH reste disponible pour mettre son expérience au service de ses nouvelles phases.
EN IMAGES
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